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10. November 2019

«On ne peut plus croître dans un monde fini»: musique et décroissance

von Makis Solomos

L’écologie est devenue aujourd’hui un enjeu majeur. [...] Cependant, les mesures prises pour lutter contre [le rechauffement climatique] sont inexistantes ou très limitées ; pire, elles renforcent parfois la fracture sociale, comme on l’a vu avec la récente crise française des «gilets jaunes», ce qui a pour effet inévitable de renforcer l’extrême-droite. En réalité, nous avons besoin d’une écologie globale, non seulement environnementale, mais aussi sociale et mentale, comme le pensait Félix Guattari – une écosophie, pour reprendre son expression. Car le problème est systémique, il tient au capitalisme lui-même et à sa domination planétaire. [...]

Si c’est du capitalisme dont il faut sortir pour empêcher la destruction de la terre et de l’humanité, c’est parce que son credo fondamental est la croissance illimitée, qui est synonyme de pillage des ressources naturelles et humaines. Le dogme de la croissance conduit au productivisme effréné et à un système centré sur l’homo oeconomicus, qui exclut l’humain et qui dévaste la nature. C’est pourquoi, ces dernières décennies, se sont développées les théories de la décroissance, avec des économistes et/ou des penseurs tels qu’André Gorz, Nicholas Georgescu-Roegen, Serge Latouche, Niko Paech et bien d’autres. [...]

Un domaine peut peut-être montrer le chemin : l’art. Dans les arts visuels, la question se pose déjà avec une certaine acuité. Les artistes les plus radicaux, tournant le dos non seulement aux délires du marché de l’art, mais aussi à l’art institutionnel, renouent avec l’art comme artisanat et auto-production.

Parallèlement, depuis au moins l’arte povera (mais on pourrait remonter à Duchamp), de nombreux artistes qui ne renoncent pas totalement aux circuits de l’art militent également en faveur de la décroissance. Plusieurs traits les caractérisent : tendance à une raréfaction et simplification de l’image ainsi qu’à une ténuité de l’oeuvre ; travail dans le territoire en utilisant comme matériau la nature vivante ; recyclage et dénonciation du gaspillage ; tendance à une élaboration collective qui métamorphose et dépasse l’approche individuelle ; opposition aux mécanismes du système de l’art.

En musique, le thème même de la décroissance est encore rarement abordé d’une manière explicite. Cependant, rien n’empêche d’éclairer certains enjeux historiques et actuels en s’y référant. Dans quelle mesure une musique de qualité peut non seulement continuer à l’être (de qualité), mais peutêtre même l’être encore plus si l’on choisit de limiter ses moyens ? La question peut se poser sur deux niveaux.

On pourrait d’abord se centrer sur le niveau de la technique, au sens des moyens de production propres à la musique. Décroître dans ce sens consisterait-il à utiliser peu d’instruments de musique ou encore, à limiter l’utilisation d’un instrument ou encore à réduire le matériau musical, les structures musicales, etc. ? S’il en allait ainsi, 4’33’’ de John Cage serait un modèle absolu de décroissance !

Ou encore, comparée aux symphonies romantiques et post-romantiques, la Symphonie op. 21  d’Anton Webern – d’une concision extrême au niveau temporel et où l’orchestre joue une musique de raréfaction comme s’il s’agissait de musique de chambre –, de même que ses Bagatelles op. 9, seraient tout autant des oeuvres de décroissance.

À l’inverse, toutes les oeuvres «bavardes» d’une certaine musique contemporaine des années 2000–2010 iraient plutôt dans le sens du  productivisme… Dans le domaine de l’interprétation, on pourrait parler de décroissance en écoutant la version sobre et élégante de Psappha (Iannis Xenakis) donnée par Steven Schick, en comparaison à d’autres versions, plus pléthoriques.

Cependant, eu égard à la technique, il faut rester prudent. Less is more a coutume de dire tout défenseur de formes d’art dont les moyens (la technique) sont volontairement limités. Mais s’agit-il d’une pétition en faveur de la décroissance ? Le minimalisme musical américain des années mi-1960–1970, que pratique Steve Reich dans Violin Phase ou Music for 18 Musicians dénote-t-il un art de la décroissance ?

D’abord, si minimalisme il y a au niveau des moyens, c’est seulement quant à la technique compositionnelle (peu de notes, motifs rythmiques simples et répétés). Par contre, les moyens sonores sont importants et la technique demandée aux instrumentistes est exigeante. Par ailleurs – et surtout – ce courant musical se développe en réaction à la phase austère de la musique des années 1950 (dont 4’33’’) et est plutôt le symptôme de l’expansion d’une société de jouissance et de consumérisme, aux antipodes donc des pensées de la décroissance.

Quant à la quête de silence d’un Cage, elle indique également autre chose qu’une volonté de décroissance – il serait ici inutile de renvoyer aux innombrables interprétations du silence cagien ; de même, la raréfaction du tissu musical de la Symphonie op. 21 de Webern, pourrait être appréhendée comme une  représentation – par le silence – du choc de la Première Guerre mondiale ou même une préfiguration du choc des camps de concentration…

S’il n’est pas possible d’établir une corrélation univoque entre la question de la décroissance et celle de la technique, c’est-à-dire des moyens propres à la musique, il est par contre peut-être possible de le faire eu égard à la technologie. Nous entendrons ici par «technologie» les moyens qui ne sont pas propres à la musique – mais qui peuvent le devenir – et, notamment, la sphère de moyens qui se développe d’une manière exponentielle avec le dernier capitalisme.

La musique est l’un des premiers arts à s’être allié les diverses formes de nouvelles technologies : développement des instruments électriques dès la première partie du 20e siècle (thérémine, ondes Martenot…), utilisation de l’enregistrement pour la diffusion mais aussi pour la composition musicale (naissance de la musique concrète), synthèse du son, premières utilisations de l’ordinateur… Elle aurait pu, dans une large mesure, donner naissance à un nouvel art – un art sonore entièrement technologique, comme l’auraient souhaité par exemple certains musiciens de la musique concrète – à l’instar du cinéma. Mais l’art musical est resté « musical » et c’est pourquoi, dans une certaine mesure, la technologie continue à lui être extérieure.

C’est en ce sens que je soutiendrai l’affirmation suivante : plus la technologie reste extérieure à la musique, plus elle tend à épouser le modèle productiviste de la croissance. Cela signifie que, dans ces conditions, la technologie n’est pas utilisée véritablement dans une finalité musicale : son unique propos est de répondre au besoin de l’expansion technologique productiviste du dernier capitalisme.

C’est le cas de la musique très commerciale. Ici, la technique musicale (les moyens propres à la musique) est sommaire, par contre, la technologie se développe d’une manière outrancière. On pensera notamment aux   technologies de la diffusion : nous sommes envahis d’appareils caractérisés par leur haute technologie en matière sonore qui, subsidiairement, sont capables d’émettre de la musique.

À vrai dire, l’évolution la plus frappante de la sphère technologico-musicale de grande consommation, c’est qu’il y a un développement en proportion inverse : plus la technologie s’accroît, plus la musique disparaît… La preuve en est que, désormais, les chiffres de vente portent sur les appareils qui diffusent la musique et non pas sur les oeuvres musicales. Nous allons vers un monde où le marché portera sur une multitude d’objets hautement technologiques qui, pour être mieux vendus, pourront diffuser de la musique – ce n’est pas la musique qui sera vendue. Décroître voudrait donc dire ici limiter la croissance (technologique) pour redécouvrir la musique, les musiciens et les auditeurs !

Dans la musique dite «savante», nous assistons également, dans la sphère de la musique contemporaine et de la recherche musicale, à une croissance exponentielle de la technologie. Les fondateurs de la musique  électroacoustique (Edgar Varèse, Iannis Xenakis, Karlheinz Stockhausen…) ont su exploiter les nouvelles technologies pour développer une nouvelle musique et «naturaliser» la technologie, c’est-à-dire la transformer en technique (dans la définition donnée ci-dessus : propre à la musique).

Dans une certaine mesure, dans un pays comme la France, la technologie a été utilisée (dans les années 1950 par Pierre Schaeffer et le GRM naissant, puis dans les années 1970 par Pierre Boulez lors de la fondation de l’Ircam) pour légitimer l’existence de la musique contemporaine auprès des pouvoirs publics. Aujourd’hui, le schéma semble s’inverser. Souvent, les technologies sont désormais développées pour elles-mêmes, les oeuvres musicales servant plutôt à légitimer ce développement – nous sommes donc dans le même modèle qu’avec les musiques commerciales, mais selon une autre optique.

On voit même se développer des technologies très coûteuses qui sont à la recherche de compositeurs et d’oeuvres musicales pour être «appliquées». C’est le cas de la technique de spatialisation wavefield synthesis (WFS). Il est évident qu’un compositeur qui aura la chance d’avoir accès à ce type de technologie ne pourra pas l’intérioriser musicalement, dans la mesure où ni lui ni ses auditeurs ne pourront l’utiliser couramment.

C’est probablement en réaction à cette évolution que plusieurs musiciens s’orientent vers une technologie lo-fi, vers une décroissance technologique, utilisant des moyens peu onéreux. On pourra penser ici au courant important du DIY (do it yourself) qui s’est développé dès les années 1960 avec des compositeurs américains tels qu’Alvin Lucier, courant qui connaît actuellement un développement considérable si l’on tient compte de la production qui, précisément, n’est ni commerciale ni institutionnelle (ou l’est peu).

Mais de nombreux musiciens du DIY ont obtenu une certaine forme de reconnaissance, comme c’est le cas avec John Richards, initiateur de l’idée de Dirty Electronics et fondateur du Dirty Electronics Ensemble, un ensemble dont les participants travaillent sous forme d’atelier où chacun construit son propre instrument – l’idée est de pousser la musique du côté de l’expérience partagée, du rituel, du geste, du toucher et de l’interaction sociale.

On pourrait citer également le travail du compositeur et électronicien italien Agostino Di Scipio. En tant que compositeur, connu pour ses oeuvres de live electronics, Di Scipio met en jeu des dispositifs technologiques simples, mais utilisant au mieux les moyens. Par ailleurs, il indique toujours dans ses partitions comment chacun pourrait reconstruire ses systèmes et a recours a des logiciels open source (tels que Pure Data) basés sur des modèles de développement non-propriétaires et informatiquement transparents.

En tant qu’interprète, Di Scipio a donné une très belle version de l’Electronic Music for Piano de Cage (avec Ciro Longobardi au piano), où les moyens de l’électronique sont délibérément réduits ; pour le citer : «Les transformations sonores […] sont nourries par quatre disques piezzo-électriques mis en contact direct avec les surfaces en bois et métalliques du piano. Du fait de transducteurs analogiques peu chers et de basse qualité (au lieu de micros professionnels), le son du piano prend un timbre plutôt inhabituel. Le but était un mélange d’amplification créative et d’équalisation sélective du son du piano ; l’effet secondaire (qui était bienvenu) constituait une sorte de connotation timbrique technique plutôt lo-fi.»

Je citerai enfin une pièce composée pour le temple de la haute technologie musicale, l’Ircam : Germination (2013) de Jean-Luc Hervé. Écologiste convaincu, Jean-Luc Hervé veut amener le public hors de la salle de concert. Dans la première partie de la pièce, on entend, dans la salle de concert de l’Ircam, qui se situe en sous-sol, une pièce d’une vingtaine de minutes. Puis, le public monte.

Sur la place Igor Stravinsky, se déroule alors une installation sonore d’une quinzaine de minutes. Pour celle-ci, a été réalisé un dispositif sonore et végétal intégré. Pour que le dispositif sonore soit le plus discret possible, ont été utilisés de petits lecteurs mp3, très peu chers, associés chacun à des mini haut-parleurs, donnant «l’impression d’une multitude d’insectes cachés dans les herbes aux pieds du public. […] On retrouvait d’ailleurs cette idée de musique organique dans la partition écrite pour l’ensemble, qui fondait son matériau sur des modèles issus de la croissance des plantes». Par ailleurs, entre les dalles de la place, on avait laissé s’accumuler de la matière organique (débris de feuilles essentiellement), donnant l’impression d’une place à l’abandon et où se développe la végétation.

On pourrait citer bien d’autres formes vers lesquelles certaines musiques d’aujourd’hui nous entraînent, formes qui convergent avec les pensées de la décroissance pour lesquelles il est devenu évident qu’on ne peut plus croître dans un monde fini.


Professeur de musicologie à l’Université Paris 8 au sein du laboratoire Musidanse, Makis Solomos a publié de nombreux travaux sur la création musicale actuelle. Spécialiste de renommée internationale de la musique de Xenakis, il lui a consacré plusieurs articles et livres. Ses derniers travaux portent sur l’écologie du son.

Konzerte

  • 22.11.2019 11:00 Uhr, rainy days 2019

    Nika Schmitt - Klanginstallation

    Liegt in der Vergangenheit

    Klanglich gespiegelte Architektur: In ihrer Klanginstallation Echotrope errichtet die luxemburgische Künstlerin Nika Schmitt im benachbarten Pavillon von Bert Theis die charakteristischen 823 Säulen der Philharmonie en miniature und transformiert sie zu Klangerzeugern. Die Klänge dieser «Mini»-Philharmonie werden wiederum ins eigentliche Gebäude übertragen, dessen Architektur auf diese Weise neu erlebbar und hörbar wird.

    Geöffnet eine Stunde vor Beginn aller Konzerte bis zum Veranstaltungsende

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 22.11.2019 19:00 Uhr, Grand Théâtre

    Manos Tsangaris – «Abstract Pieces»

    None Zu diesem Konzert gibt es eine résonances-Veranstaltung Liegt in der Vergangenheit

    Manos Tsangaris conception, composition, texte, mise en scène
    Marielou Jacquard mezzo-soprano
    Cornelius Uhle baryton
    Alexander Glücksmann clarinette basse
    Emily Yabe alto

    Musiktheater zwischen Oper, Installation, komponierter Performance und Miniatur: in Abstract Pieces erzählt Manos Tsangaris den Mythos von Orpheus und Eurydike neu mithilfe von Raum, Szene, Licht, Bewegung, Musik, Video und Sprache. Wenn das Publikum das Geschehen zwei Mal aus verschiedenen räumlichen Perspektiven erlebt – einmal aus der Sicht Eurydikes, einmal aus der Orpheus’ –, fügen sich am Ende alle abstrakten Mittel zu einer konkreten Geschichte zusammen. Ein so poetischer wie berührender Abend experimentellen Musiktheaters.

    Kulturpass bienvenue!

    Coopération Philharmonie Luxembourg et Théâtres de la Ville de Luxembourg
    Produktion der Staatsoper Unter den Linden
    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 23.11.2019 17:00 Uhr, rainy days 2019

    «Lux nova» - ARS Nova Lux & Noise Watchers

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    ARS Nova Lux
    Noise Watchers Unlimited a.s.b.l.
    Martha Khadem-Missagh violon

    Gleich fünf zentrale Protagonisten der Luxemburger Szene zeitgenössischer Musik vereint das Konzert mit den Ensembles Noise Watchers und ARS Nova Lux sowie den Komponisten Claude Lenners, Albena Petrovic und Alexander Müllenbach, von denen sich die beiden letzteren vom Festivalthema zu zwei neuen Werken für ARS Nova Lux haben anregen lassen.

    Coopération Philharmonie Luxembourg et Noise Watchers Unlimited

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 23.11.2019 20:00 Uhr, Ciné-Concerts

    «L'Âge d'or» – Ciné-concert

    Liegt in der Vergangenheit

    Les Percussions de Strasbourg
    Dimitri Vassilakis piano

    Der Film L’Âge d’or (Das goldene Zeitalter) war 1930 ein derartiger Skandal, dass er sofort verboten wurde und erst ab 1981 in Frankreich gezeigt werden durfte. Luis Buñuels und Salvador Dalís künstlerischer Frontalangriff auf die bürgerlichen Werte ihrer Zeit wurde zum Inbegriff des surrealistischen Films, für den Martin Matalon 2002 eine subtile Musik in der originellen Besetzung von sechs Schlagzeugen, Klavier und Elektronik schuf.

    Kulturpass, bienvenue!

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»
    Coproduction Philharmonie Luxembourg et Cinémathèque de la Ville de Luxembourg

  • 24.11.2019 17:00 Uhr, rainy days 2019

    «Allʼinfinito» – Sarah Maria Sun & United Instruments of Lucilin

    None Zu diesem Konzert gibt es eine résonances-Veranstaltung Liegt in der Vergangenheit

    United Instruments of Lucilin
    André Pons-Valdès violon
    Danielle Hennicot alto
    Jean-Philippe Martignoni violoncelle
    Jean-Marc Zvellenreuther guitare

    In das Unendliche reichen die Klänge der menschlichen Stimme. Während diese in Salvatore Sciarrinos Ekstase in einem Akt Infinito nero die göttlichen Visionen der Mystikerin Maria Maddalena de’ Pazzi aus dem 16. Jahrhundert beschwört, besingt sie in Per Nørgårds Seadrift die irdische Liebe und erblüht zu überwältigender Schönheit.

    Kulturpass, bienvenue!

    Coproduction Philharmonie Luxembourg et United Instruments of Lucilin

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 24.11.2019 20:00 Uhr, Musiques d’aujourd’hui

    Steve Reich/Gerhard Richter/Corinna Belz

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    Ensemble intercontemporain
    Jeanne-Marie Conquer, Hae-Sun Kang, Diego Tosi, Misako Akama violon
    Odile Auboin, John Stulz alto
    Eric-Maria Couturier, Pierre Strauch violoncelle
    Sophie Cherrier, Emmanuelle Ophèle flûte

    Der Komponist Steve Reich und der Maler Gerhard Richter gehören zu den bedeutendsten Künstlern unserer Zeit. Nun haben sie zum ersten Mal zusammengearbeitet – gemeinsam mit der Filmemacherin Corinna Belz – und lassen die repetitiven Strukturen von Reichs Musik in Dialog mit einem Gemälde Richters treten, aus dem Belz einen Film geformt hat. Das Pariser Ensemble intercontemporain spannt in seinem Konzert beim Festival rainy days einen weiten Bogen von Reichs Minimal-Music-Klassiker Piano Phase von 1967 bis zum neuen Werk Reich/Richter, das im April in New York uraufgeführt wurde und in Luxemburg seine kontinentaleuropäische Premiere erlebt.

    Kulturpass, bienvenue!

    Curated by Hans Ulrich Obrist and Alex Poots
    The Steve Reich composition is commissioned by
    The Shed, NYC
    The Los Angeles Philharmonic Association, Gustavo Dudamel, Music & Artistic Director
    Cal Performances, University of California, Berkeley
    Barbican Centre and Britten Sinfonia
    Philharmonie de Paris
    Oslo Philharmonic

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 28.11.2019 20:00 Uhr, rainy days 2019

    Orchestre national de Metz / David Reiland

    Liegt in der Vergangenheit

    Orchestre national de Metz
    David Reiland direction

    Eine Uraufführung ist immer ein Ereignis und dies umso mehr, wenn das Werk von Georg Friedrich Haas stammt, einem der wichtigsten Komponisten der Gegenwart. Sein Konzert für Klangwerk und Orchester hat er Christoph Sietzen direkt in die Finger komponiert, der es gemeinsam mit dem Orchestre Philharmonique du Luxembourg und Ilan Volkov am 29.11. uraufführen wird. Einmal in die Geschichte der Orchestermusik und zurück in die Gegenwart reist am Tag zuvor (28.11.) das Orchestre national de Metz unter der Leitung von David Reiland und kontrastiert Werke von der Residenzkomponistin des Orchesters, Clara Iannotta, und von Franck Bedrossian mit zwei Kompositionen, die das Festivalthema «less is more» auf ganz besondere Weise verkörpern, nämlich Haydns Abschiedssymphonie und Ravels Boléro.

    Kulturpass, bienvenue!

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 29.11.2019 10:00 Uhr, rainy days 2019

    Konferenz «less is more. Musik und Reduktion»

    Liegt in der Vergangenheit

    In Vorträgen und Diskussionen beleuchten Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftler das Thema des Festivals und diskutieren unterschiedlichste Spielarten von Reduktion in Philosophie, Literatur, Architektur und Musik.

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 29.11.2019 19:00 Uhr, Musiques d’aujourd’hui

    «Le Maximum du minimal» – OPL / Ilan Volkov / Christoph Sietzen

    None Zu diesem Konzert gibt es eine résonances-Veranstaltung Liegt in der Vergangenheit

    Orchestre Philharmonique du Luxembourg
    Ilan Volkov direction
    Christoph Sietzen percussion

    Eine Uraufführung ist immer ein Ereignis und dies umso mehr, wenn das Werk von Georg Friedrich Haas stammt, einem der wichtigsten Komponisten der Gegenwart. Sein Konzert für Klangwerk und Orchester hat er Christoph Sietzen direkt in die Finger komponiert, der es gemeinsam mit dem Orchestre Philharmonique du Luxembourg und Ilan Volkov am 29.11. uraufführen wird. Einmal in die Geschichte der Orchestermusik und zurück in die Gegenwart reist am Tag zuvor (28.11.) das Orchestre national de Metz unter der Leitung von David Reiland und kontrastiert Werke von der Residenzkomponistin des Orchesters, Clara Iannotta, und von Franck Bedrossian mit zwei Kompositionen, die das Festivalthema «less is more» auf ganz besondere Weise verkörpern, nämlich Haydns Abschiedssymphonie und Ravels Boléro.

    Kulturpass, bienvenue!

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»
    Ce concert sera enregistré par radio 100.7 et diffusé en direct, puis le 11 décembre 2019.

  • 29.11.2019 22:00 Uhr, rainy days 2019

    «Stay on it» – Apartment House

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    Apartment House

    «less is more» könnte das Motto des Ensembles Apartment House aus London lauten. Von der Minimal Music von Julius Eastman über graphische Partituren und Fluxus-Konzeptstücke bis zur leisen, häufig Stille einbeziehenden Musik der Wandelweiser-Komponisten reichen die Spielarten von klanglicher Reduktion, um die sich die Formation verdient gemacht hat und die die britische Komponistin Georgia Rodgers um eine neue bereichern wird.

    Kulturpass, bienvenue!

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 30.11.2019 11:00 Uhr, Neimënster, Luxembourg

    «Luxembourg Composition Academy»

    Liegt in der Vergangenheit

    United Instruments of Lucilin
    André Pons-Valdès violon
    Danielle Hennicot alto
    Jean-Philippe Martignoni violoncelle
    Sophie Deshayes flûte

    Die Luxembourg Composition Academy ist die gemeinsame Werkstatt von rainy days, der Abtei Neumünster und United Instruments of Lucilin: Acht Komponistinnen und Komponisten aus sieben Ländern arbeiten eine Woche lang mit den beiden Kompositionsdozenten Philippe Leroux (McGill University Montreal) und Elena Mendoza (Universität der Künste Berlin) sowie den Musikerinnen und Musikern von Lucilin in Meister- kursen und Workshops zusammen. Das Abschlusskonzert präsentiert die neuen Werke, die die jungen Künstler für Lucilin geschrieben haben – ein Preview der Zukunft der zeitgenössischen Musik.

    Coproduction Abbaye de Neumünster et United Instruments of Lucilin

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 30.11.2019 15:00 Uhr, rainy days 2019

    «À touche-touche» – Anne-Maria & Florian Hölscher

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    Anne-Maria Hölscher accordéon
    Florian Hölscher piano

    88 + 48 Tasten: so eng verwandt Klavier und Akkordeon als Tasteninstrumente sind, so selten treten sie als Duo auf. Auf Einladung von Anne-Maria und Florian Hölscher haben sich die Komponisten Fabien Lévy und Enno Poppe ganz auf die 136 Tasten und drei Manuale der beiden Instrumente eingelassen und zwei neue, sehr unterschiedliche Werke für das Duo geschaffen.

    Kulturpass, bienvenue!

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 30.11.2019 16:30 Uhr, rainy days 2019

    «Solitude» – Séverine Ballon

    Liegt in der Vergangenheit

    Séverine Ballon violoncelle

    Kompositionen für Solo-Cello eröffnen wie ein Vergrößerungsglas die inneren Klangwelten des Instruments. Die Cellistin Séverine Ballon verbindet in ihrem Recital epochale Werke von Helmut Lachenmann, Iannis Xenakis und Bernd Alois Zimmermann mit neueren, feinsinnigen Kompositionen von Noriko Baba, Chaya Czernowin und Rebecca Saunders.

    Kulturpass, bienvenue!

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 30.11.2019 19:00 Uhr, rainy days 2019

    «Réduction4» – Mivos Quartet

    Liegt in der Vergangenheit

    Mivos Quartet

    Reduktion hoch vier mal fünf: aus seiner Heimat New York bringt das Streichquartett Mivos drei Kompositionen mit und kontrastiert sie mit der Urpflanze musikalischer Konzentration im 20. Jahrhundert, Anton Weberns Bagatellen, und einem neuen Werk der japanischen Komponistin Chikako Morishita.

    Kulturpass, bienvenue!

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 30.11.2019 21:00 Uhr, On the border

    «Night shift» – Phill Niblock

    Liegt in der Vergangenheit

    Phill Niblock electronics, film
    Guy De Bièvre guitare
    Christian Kobi saxophone
    Arne Deforce violoncelle

    Pionier der Minimal und Drone-Musik wie auch zukunftsweisender Kurator – Phill Niblock ist seit den 1960er Jahren eine feste Größe der Downtown-Musikszene New Yorks. Bei seinem Luxemburger Debüt im Alter von 86 Jahren kombiniert Niblock zusammen mit drei musikalischen Partnern seine Drone-Kompositionen von lang ausgehaltenen, sehr lauten Klangbändern mit eigenen Filmen aus der Reihe The Movement of People Working. Eine late night-Session von hoher Intensität.

    Kulturpass, bienvenue!

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 01.12.2019 11:00 Uhr

    Wunderkammer

    Liegt in der Vergangenheit

    Mivos Quartet, Percussion Under Construction, Guy Frisch, Hanna Hartman, Pascal Meyer, Xenia Pestova

    Am letzten Tag des Festivals rainy days verwandelt sich die Philharmonie mit einem Mosaik von 20-minütigen Konzerten in eine große Wunderkammer (11:00–16:00). Von Perkussionsperformances über Toy Pianos und Live-Video bis zu Uraufführungen reicht das Spektrum der Konzerte, die für alle etwas bieten und Kinder ab sechs Jahren zu Dunkelkonzerten einladen. Das Klangforum Wien wagt um 17:00 den Blick auf die Gemeinwohl-Ökonomie, die auf das allgemeine Wohl abzielt. 20 Animationsfilmkünstlerinnen und Komponistinnen stellen ihre gemeinsamen künstlerischen Annäherungen an dieses Wirtschaftsmodell vor – mal witzig, mal ernst, nachdenklich oder verspielt. Auch 2019 endet das Festival mit einem rauschenden Bal contemporain (19:30) mit Musik, Tanz, Suppe und Drinks.

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 01.12.2019 17:00 Uhr, rainy days 2019

    «Happiness machine» – Klangforum Wien

    None Zu diesem Konzert gibt es eine résonances-Veranstaltung Liegt in der Vergangenheit

    Klangforum Wien
    Konstantia Gourzi direction
    Peter Böhm, Markus Urban régie son
    Martin Repka projections

    Zum Vorteil von vielen statt zum Profit von wenigen: Die Gemeinwohl-Ökonomie zielt nicht auf Konkurrenz und Finanzgewinn, sondern auf Zusammenarbeit und einen größtmöglichen Beitrag zum allgemeinen Wohl. Zehn Animationsfilmkünstlerinnen stellen gemeinsam mit zehn Komponistinnen ihren künstlerischen Blick auf die Gemeinwohl-Ökonomie vor und bieten eine bunte Fülle von kreativen Annäherungen an eine Wirtschaftsordnung, die uns alle betrifft – mal witzig, mal ernst, nachdenklich oder verspielt.

    Kulturpass, bienvenue!

    Production Klangforum Wien, Musik der Jahrhunderte et Amour Fou Vienna en coopération avec Tricky Women.
    Soutenue par le service culturel de la ville de Vienne et la chancellerie fédérale d’Autriche, dotée d’une subvention exceptionnelle de la fondation pour la culture de l’État et du programme Interfaces/ Creative Europe Programme de l’Union européenne.
    Les commandes d’œuvres passées par Klangforum Wien à Iris ter Schiphorst, Malin Bång, Eva Reiter, Carola Bauckholt et Marianthi Papalexandri-Alexandri ont été financées par la Ernst von Siemens Musikstiftung.

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»

  • 01.12.2019 19:30 Uhr, rainy days 2019

    «Le Bal contemporain»

    Liegt in der Vergangenheit

    Günther Bernhart, Matthias Meinharter (Klangforum Wien)

    Wenn alle Konzerte verklungen sind, dann ist es Zeit für die große Abschlussparty von rainy days. Auch 2019 endet das Festival wieder mit einem rauschenden bal contemporain mit Musik, Tanz, Suppe und Drinks, zu dem in diesem Jahr Musikerinnen und Musiker des Klangforums Wien aufspielen und sich von ungewohnten Seiten zeigen. Vive Le bal contemporain!

    Dans le cadre de «less is more − rainy days 2019»