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05 March 2015

"Beethoven avait tout"

von Philharmonie Luxemburg

Il n'y a pas très longtemps, on se demandait pourquoi Bach était si bon. C'est une question qu'on pourrait évidemment se poser au sujet de tous les grands compositeurs qui ont su charmer les auditeurs de leur époque et résister à l'épreuve du temps. Prenons Beethoven!

Qu'est-ce qui fait que 188 ans après sa mort, l'orchestre du Concertgebouw s'amuse encore à jouer l'intégrale de ses symphonies? Qu'est-ce qui fait que des salles de concerts ne considèrent pas ça comme un grand risque d'accueillir un cycle Beethoven? Qu'est-ce qui fait que les spectateurs ne feront jamais défaut lorsque l'on décide de présenter les oeuvres de Beethoven?

Iván Fischer dirigera le Royal Concertgebouw Orchestra du 13 au 16 avril à la Philharmonie et voici comment il perçoit le compositeur. «J’ai la sensation qu’il y a peu de compositeurs qui ont réussi à changer le monde. Quand j’y réfléchis, c’est toujours Beethoven qui me vient à l’esprit. Beethoven a si profondément changé la musique dans nombre de ses aspects comme personne auparavant – et dans un moment historique où le monde entier était en train de changer: il y avait eu la Révolution française. Auparavant, on avait servi les nobles et soudain, il n’y avait plus de noblesse, un monde nouveau prenait son envol. Beethoven a donné un nouveau son à ce tournant.»

"Beethoven avait tout," résume Fischer. "Il avait la grandeur du héros, il avait la tendresse de la personne la plus lyrique à laquelle vous pouvez penser... Et quand il était drôle, il était la personne la plus drôle à qui parler." Cette intégrale est une merveilleuse occasion de faire le tour de toutes les facettes de la personnalité de Beethoven. Mais attention, Fischer lui-même le dit: c'était un homme dangereux! :)

 

-- Julie

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