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28 mai 2020

Vincent Peirani, à un soufflet du paradis

von Charlotte Brouard-Tartarin

Longtemps associé au charme suranné du bal musette, l’accordéon a désormais acquis ses lettres de noblesse dans d’autres genres musicaux. Si personne ne songe à remettre en question cet état de fait, c’est grâce à des interprètes comme Vincent Peirani. Issu du classique, le joyeux trublion marque l’instrument de son empreinte depuis bientôt vingt ans: sideman remarqué aux côtés notamment de Daniel Humair, Michel Portal ou encore Youn Sun Nah, acteur chez Mathieu Amalric, il est aussi l’instigateur de projets originaux qui mêlent ses nombreuses influences.

Sa résidence à la Philharmonie Luxembourg est à l’image de cette diversité qui le caractérise. Elle s’ouvre par un duo avec le fidele Émile Parisien, joueur de saxophone soprano dont la virtuosité n’a d’égal que la modestie. Les deux amis partageront la scene le temps d’une soirée intimiste et chaleureuse dédiée au tango. Ils se retrouveront ensuite au sein d’un quintet pour «Living Being», heureuses retrouvailles de cinq complices pour un concert dont le répertoire oscillera sans complexes entre «Stairway to Heaven» de Led Zeppelin et King Arthur de Henry Purcell.

C’est enfin avec le tromboniste Nils Landgren, le pianiste Michael Wollny et l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg que se terminera cette saison, pour une soirée comme seul le cycle «Aventure+» peut en réserver. Géant par la taille comme par le talent, Vincent Peirani aime à se produire pieds nus, comme si cet ancrage terrestre lui permettait de mieux atteindre les étoiles.

 

Photo de couverture: JP Retel

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